De brigades en brigades [texte imprimé] / Michel LÉGER, Auteur ; Robert LÉGER (1915-1988), Auteur . - Breuillet [France] : M. Léger, 2004 . - 225 p. : ill. ; 21 cm. Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
ALIMENTATION ; ESPAGNE:Histoire:1936-1939 ; FASCISME ET ANTIFASCISME ; FRANCE:Histoire:1919-1939 ; FRANCE:Histoire:1940-1945 ; FRANCE:Histoire:1945-1968 ; LITTÉRATURE:Biographie ; PACIFISME
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| Résumé : |
"Robert Léger, diplômé de l’école hôtelière, était en 1933 membre de la Jeunesse Communiste Anarchiste (JAC) adhérente à l’Union anarchiste (UA). Il était également membre de la chambre syndicale des cuisiniers. En 1934, lors des manifestations d’extrême droite, il défendit en particulier le siège du Grand Orient de France (rue Cadet) contre les Camelots du Roy et les jeunesses patriotes. Il fut ensuite membre de la Fédération communiste libertaire (FCL), constituée en mai 1934 par des dissidents de l’UACR autour notamment de Charles Patat, et où il animait le groupe dit « des cuisiniers ». Il demeurait alors 98 rue d’Angoulême et travaillait comme commis de cuisine au buffet de la Gare de l’Est. Lors des grèves de juin 1936, il fut élu délégué du Cercle des jeunes cuisiniers, dont il était l’un des principaux animateurs, au comité de grève. Il fut également membre à cette époque du groupe « Les Moules à gaufre » dont faisaient également partie Charles Carpentier, Charles Cortvrint “Ridel” (“Mercier Vega”), Félix Guyard et Lucien Feuillade. Il devint également membre en 1936 d’une loge du Grand Orient. En octobre 1936, il s’enrôla au centre de recrutement des Brigades internationales de la rue Mathurin-Moreau (siège du PCF) et partit en novembre comme volontaire en Espagne avec plusieurs autres membres du syndicat des cuisiniers. Chargé des cuisines du quartier général des brigades Internationales à Albacete, il fut approché par les services de renseignement communistes qui lui demandèrent des informations sur les orientations politiques des volontaires français : « Comme j’étais nommé délégué responsable des cuisines et réfectoires, on m’avait assigné deux fonctions : organiser les cuisines et écouter les conversations afin de savoir s’il y avait des éléments anarchistes ou trotskistes. Tous les soirs je devais faire un rapport car on me prenait pour un bolcho à 100% ». Il dénonça ces faits à la CNT-FAI d’Albacete, et faillit être arrêté : « On a voulu me mettre en taule car j’ai été reconnu par des bolchos de Paris… j’ai juste eu le temps de me sauver. Il a fallu que je me cache au comité de la CNT, et à 3 heures du matin, partir prendre un train escorté de quatre copains armés ». Après avoir gagné Barcelone il fut affecté début 1937 à un comité de contrôle des frontières à Port Bou avec un détachement de la centurie « Sébastien-Faure ». Répugnant à tuer, il racontera plus tard, comment chargé de garder un jeune espagnol de 15 ou 16 ans accusé d’espionnage et devant être fusillé, il l’avait laissé s’échapper. Robert Léger regagna Paris en 1937, sans doute après les évènements de mai. Nommé secrétaire général des jeunesses syndicalistes de la CGT, il fut arrêté avec une centaine d’autres militants anarchistes en septembre 1937 lors d’une vaste rafle suivant un attentat commis contre le siège du patronat. Tandis qu’il était écroué pour « détention d’armes et d’explosifs », le parti communiste, ne lui pardonnant pas son atitude en Espagne, lançait une campagne visant à la faire passer pour un « cagoulard » d’extrême droite. Il reçut alors une lettre de soutien de compagnons volontaires dans la centurie « Sébastien-Faure » signée entre autres par Martin, Mayol, Turmo, Guirand, Cerezuela, Milani, Manuel Garcia et F. Vila. Le 26 octobre 1937, il fut condamné par la quatorzième chambre correctionnelle à 13 mois de prison avec sursis et 1.000 F d’amende pour « possession illégale d’armes ». Robert Léger travailla par la suite au buffet de la Gare de Lyon, puis fut responsable des cuisines du Cercle des Nations. C’est là que pendant l’occupation il s’intégra à la Résistance dans le groupe « Ceux de la Libération ». Lors de la Rafle du Vel d’Hiv en juillet 1942, il aida plusieurs internés à s’évader. Puis il il hébergea et aida, avec sa compagne Eugénie Szymanski, plusieurs Polonais évadés auxquels il fera ensuite passer la ligne de démarcation près de Moullins (Allier) ce qui lui vaudra en 1956 d’être reconnu comme « passeur-filièriste bénévole » par le Ministère de la Défense [...]" [DIMA, consulté 09/2026]
Table:
- Le cuisinier
- Le syndicaliste (ou essayez de faire taire ce pamphlétaire)
- Le comabttant en Espagne (malgré lui)
- Le "terrosiste", le "taulard"
- L'accusé
- Épilogue |
| Note de contenu : |
2 pages de photos n/b hors texte. Table des sigles. Table détaillée. |
| Mention de responsabilité : |
Michel Léger |
| Permalink : |
https://www.cira.ch/catalogue/index.php?lvl=notice_display&id=319165 |
| Titre : |
De brigades en brigades |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Michel LÉGER, Auteur ; Robert LÉGER (1915-1988), Auteur |
| Editeur : |
Breuillet [France] : M. Léger |
| Année de publication : |
2004 |
| Importance : |
225 p. |
| Présentation : |
ill. |
| Format : |
21 cm |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
ALIMENTATION ; ESPAGNE:Histoire:1936-1939 ; FASCISME ET ANTIFASCISME ; FRANCE:Histoire:1919-1939 ; FRANCE:Histoire:1940-1945 ; FRANCE:Histoire:1945-1968 ; LITTÉRATURE:Biographie ; PACIFISME
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| Résumé : |
"Robert Léger, diplômé de l’école hôtelière, était en 1933 membre de la Jeunesse Communiste Anarchiste (JAC) adhérente à l’Union anarchiste (UA). Il était également membre de la chambre syndicale des cuisiniers. En 1934, lors des manifestations d’extrême droite, il défendit en particulier le siège du Grand Orient de France (rue Cadet) contre les Camelots du Roy et les jeunesses patriotes. Il fut ensuite membre de la Fédération communiste libertaire (FCL), constituée en mai 1934 par des dissidents de l’UACR autour notamment de Charles Patat, et où il animait le groupe dit « des cuisiniers ». Il demeurait alors 98 rue d’Angoulême et travaillait comme commis de cuisine au buffet de la Gare de l’Est. Lors des grèves de juin 1936, il fut élu délégué du Cercle des jeunes cuisiniers, dont il était l’un des principaux animateurs, au comité de grève. Il fut également membre à cette époque du groupe « Les Moules à gaufre » dont faisaient également partie Charles Carpentier, Charles Cortvrint “Ridel” (“Mercier Vega”), Félix Guyard et Lucien Feuillade. Il devint également membre en 1936 d’une loge du Grand Orient. En octobre 1936, il s’enrôla au centre de recrutement des Brigades internationales de la rue Mathurin-Moreau (siège du PCF) et partit en novembre comme volontaire en Espagne avec plusieurs autres membres du syndicat des cuisiniers. Chargé des cuisines du quartier général des brigades Internationales à Albacete, il fut approché par les services de renseignement communistes qui lui demandèrent des informations sur les orientations politiques des volontaires français : « Comme j’étais nommé délégué responsable des cuisines et réfectoires, on m’avait assigné deux fonctions : organiser les cuisines et écouter les conversations afin de savoir s’il y avait des éléments anarchistes ou trotskistes. Tous les soirs je devais faire un rapport car on me prenait pour un bolcho à 100% ». Il dénonça ces faits à la CNT-FAI d’Albacete, et faillit être arrêté : « On a voulu me mettre en taule car j’ai été reconnu par des bolchos de Paris… j’ai juste eu le temps de me sauver. Il a fallu que je me cache au comité de la CNT, et à 3 heures du matin, partir prendre un train escorté de quatre copains armés ». Après avoir gagné Barcelone il fut affecté début 1937 à un comité de contrôle des frontières à Port Bou avec un détachement de la centurie « Sébastien-Faure ». Répugnant à tuer, il racontera plus tard, comment chargé de garder un jeune espagnol de 15 ou 16 ans accusé d’espionnage et devant être fusillé, il l’avait laissé s’échapper. Robert Léger regagna Paris en 1937, sans doute après les évènements de mai. Nommé secrétaire général des jeunesses syndicalistes de la CGT, il fut arrêté avec une centaine d’autres militants anarchistes en septembre 1937 lors d’une vaste rafle suivant un attentat commis contre le siège du patronat. Tandis qu’il était écroué pour « détention d’armes et d’explosifs », le parti communiste, ne lui pardonnant pas son atitude en Espagne, lançait une campagne visant à la faire passer pour un « cagoulard » d’extrême droite. Il reçut alors une lettre de soutien de compagnons volontaires dans la centurie « Sébastien-Faure » signée entre autres par Martin, Mayol, Turmo, Guirand, Cerezuela, Milani, Manuel Garcia et F. Vila. Le 26 octobre 1937, il fut condamné par la quatorzième chambre correctionnelle à 13 mois de prison avec sursis et 1.000 F d’amende pour « possession illégale d’armes ». Robert Léger travailla par la suite au buffet de la Gare de Lyon, puis fut responsable des cuisines du Cercle des Nations. C’est là que pendant l’occupation il s’intégra à la Résistance dans le groupe « Ceux de la Libération ». Lors de la Rafle du Vel d’Hiv en juillet 1942, il aida plusieurs internés à s’évader. Puis il il hébergea et aida, avec sa compagne Eugénie Szymanski, plusieurs Polonais évadés auxquels il fera ensuite passer la ligne de démarcation près de Moullins (Allier) ce qui lui vaudra en 1956 d’être reconnu comme « passeur-filièriste bénévole » par le Ministère de la Défense [...]" [DIMA, consulté 09/2026]
Table:
- Le cuisinier
- Le syndicaliste (ou essayez de faire taire ce pamphlétaire)
- Le comabttant en Espagne (malgré lui)
- Le "terrosiste", le "taulard"
- L'accusé
- Épilogue |
| Note de contenu : |
2 pages de photos n/b hors texte. Table des sigles. Table détaillée. |
| Mention de responsabilité : |
Michel Léger |
| Permalink : |
https://www.cira.ch/catalogue/index.php?lvl=notice_display&id=319165 |
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